24 July 2015

A la recherche d'une langue perdue

Mes grand parents maternels ont tous les deux parlé le français cadien mais ils me l'ont jamais enseigné. A cause des efforts des enseignants louisianais d'éliminer le français en Louisiane, cela représente une partie de notre culture cadienne louisianaise qui est perdue.

Depuis mon retour aux États-Unis, j'ai eu de nombreux occasions pour utiliser le français. A l'aéroport d'Atlanta, j'ai parlé à un français qui fumait dans un type de boîte fumeuse à l'américaine. L'autre jour, j'ai parlé avec des profs d'anglais de France à la Roux House. Et mon séjour en France m'a aidé énormément. Je n'ai plus de réservation et je peux parler le français presque aussi facilement et librement que je parle anglais.

Évidemment donc, je considère mes études de français comme un type de recherche d'une langue ou d'une partie de mon patrimoine qui a été perdue. Et le temps que j'ai dépensé en France a bien servi envers ce but.

Et alors j'aime beaucoup les efforts de CODOFIL et des autres qui soutiennent le français en Louisiane. Là, on a une telle recherche collective de la langue presque perdue de nos ancêtres. Mais surtout, il est une forte utilité qui vient avec la langue. L'homme français à l'aéroport d'Atlanta. Le groupe des français à un bar à bâton rouge. Ce sont des rencontres amicaux que je n'aurais jamais eu si je savais pas parler français. Je vois donc une quantité importante de progrès dans mes études et je vois donc que la recherche est bien démarrée.

15 July 2015

Bienvenue à la maison

                Le voyage est terminé et alors que je termine ce chapitre de ma vie, je suis impatiente à voir ce que l’avenir. Mon expérience à Barcelonnette était tout ce que je pensais et plus. Je me suis ouverte à l’aventure et j’étais complètement hors ma zone de confort. L’expression de la totalité du voyage était « Quand allez-vous jamais avoir une chance de le faire une autre fois? » Peu importe comment fatigué, ou chaud, ou froid, je l'étais, c’était la question que je me suis toujours demandée. Je me suis forcée à tirer le meilleur parti de cette expérience, sinon je l'aurais regretté toute ma vie.
                Nous vivions dans une culture que nous pensions était complètement différente de la nôtre, mais nous avons découvert qu’il n’était pas si différent après tout. Nous sommes tous des gens de la même planète, nous ne conduisons pas si différent de vies. À certains égards, il est rassurant de savoir que même si je me suis rendue dans un pays étranger qui parlait une langue différente, je pourrais facilement trouver des gens comme moi. Il est encore plus rassurant de savoir que même si nous avons tous des accents différents et de milieux, nous pouvons encore comprendre mutuellement.

                Après mon retour d'une telle expérience, je l'ai eu un moment un peu difficile à ajuster vers le «monde réel». Je me trouve dans un état d'agitation constante, je veux continuer à avancer et de continuer à faire d'énormes progrès comme je le faisais en France. Je suis en utilisant le même état d'esprit et la détermination que je l'habitude en France pour des choses telles que l'application aux écoles de droit et l'étude pour le LSAT. Je souhaite que je suis capable de garder ma motivation et que je me sauve le redoutable « senioritis » que je commence mon dernier semestre d'études de premier cycle. 

12 July 2015

Les Leçons des Étrangers


Dans mon premier blog j’ai expliqué pourquoi j’adore voyager. J’ai dit que je voyage pour apprendre tout ce que le monde a à m’enseigner. Aujourd’hui c’est encore vrai. Mon séjour en France et en Belgique l’a confirmé. Après le programme je suis restée à un hôtel à Paris au douzième arrondissement. J’ai rencontré une dame Hollandaise qui avait sa soixantaine. Elle parlait français avec un accent très fort. Elle était une chouette enthousiaste qui  m’a expliqué pourquoi il y a autant de Hollandais en Louisiane. Elle m’a posé des questions à propos de l’ouragan Katrina et mes études en Louisiane. En raison de son âge, je lui ai donné le bas des lits superposé et j’ai mis mon réveiller pour 5 h 00 pour qu’elle puisse se lever assez tôt pour attraper son train le matin. Elle m’a dit qu’elle était ravie et reconnaissante d’avoir fait ma connaissance. De tout ce qu’elle m’a enseigné, la dernière leçon était le plus important- il ne faut jamais sous-estimer la puissance de l’altruisme.

Quelques jours après la rencontre j’ai pris un bus à Bruxelles. J’étais assis à côté d’une fille mince habillé en shorts abimés, un t-shirt noir, et des chaussures râpés. Elle parlait vite en français avec un accent typiquement parisien. Il s’avère qu’elle était une Parisienne qui a étudié la mode à New York.  Une parisienne, oui, pas de surprise. Une étudiante de la mode, à New York, pas possible ! Elle m’a enseigné encore une autre leçon : les stéréotypes peuvent devenir ma kryptonite si je ne les critique pas. Personne ne suit les stéréotypes exactement, donc l’usage des stéréotypes dans la vie quotidienne empêche  la compréhension des gens, des cultures, et du monde en entier.


En tout, l’aspect du séjour que je vais chérir le plus est les rencontres aux hasards. Les étrangers ont une manière de nous enseigner des leçons révolutionnaires. Ils nous donnent de nouvelles perspectives et de la perspicacité dans leur monde. Avec ce qu’ils nous enseignent on peut rentrer chez nous et le partager avec les autres. 

04 July 2015

A la recherche d'une langue perdue

Dans le premier blog, j'ai dit que je n'avais pas eu d'expérience dans le monde francophone.  Ç'a changé.  Il est tellement magnifique d'avoir quelque chose de réel pour aller avec mes études souvent plutôt théoriques.  Et il y a vraiment beaucoup à voir et apprendre quand on va en France (surtout quand c'est la première fois).  Par exemple, le vin et le fromage font vraiment partie de beaucoup de repas.  Ou le fait qu'à Paris, beaucoup de monde fume.  Ou que les français conduisent comme s'ils faisaient tout le temps la course au Mans.  Pourtant, j'ai vu et appris de petites choses que l'on n'apprend pas aux universités : les publicités à la télé doivent mettre des avertissements en bas de l'écran à propos de la santé, par exemple.  Et il était bon d'avoir suivi le cours sur la culture française de Jean-Xavier Brager car j'avais déjà une petite connaissance de la France.

Malgré tout cela, il existait bien sûr un sentiment d'étrangeté.  Mais aussi je sentais du caractère familier.  En Louisiane, j'ai des parents qui diraient "Mais me, I don't know" peut-être sans sachant qu'ils utiliseraient une structure de phrase décidément française.  Les festins menés par des gens aimables auxquels on est allé, avaient de la nourriture gastronomique -- encore comme en Louisiane.


Etre dans un village lié avec la Louisiane n'a servi qu'à renforcer l'idée que je suis vraiment retourné chez mes ancêtres.  Donc j'ai de nouvelles expériences de la culture française, mais je me sens plus connecté avec mon propre patrimoine culturel. 

“Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien.”

Je ne peux pas cru que le programme est déjà terminé. L’expérience était la chance d'une vie qui passé pour juste un mois. J’ai réfléchi de toutes les choses que j’ai faites. J’ai été surprise que j’aie fait les choses qui me donnent la peur. Maintenant je peux naviguer un aéroport et un gare. Maintenant je sais que je peux vaincre ma peur du vide parce que j’ai volé dans un avion et j’ai escaladé une falaise sur la Via Ferrata. Aussi, j’ai gagné perspectif ; beaucoup de perspectif. J’ai vu la perspectif magnifique 3000 m d’altitude sur les collines et les montagnes de la Alpes.
J’ai gagné le perspectif social et culturelle.Il y a beaucoup de monde dans le monde avec les coutumes et les pensées différentes. J’ai appris qu’il y a une étiquette ou les codes sociaux pour plusieurs scenarios. Par exemple, j’ai vu sur le métro que s’il y a beaucoup de gens qui entrent sur une voiture et si vous êtes assis sur de la chaise pliante (près des portes de voiture) c’est poli de se lever pour créer plus d’espace. Pour le repas, c’est très importante de manger le fromage avant de manger le dessert. J’ai rencontré beaucoup de gens sur mon voyage qui étaient super sympathiques. Ils m’ont aidé avec tous les signaux sociaux.
Quand je suis arrivée aux Etats Unis, c’était familier et bizarre au même temps. La transition de français à anglais c’est intéressant parce que j’étais en l’esprit français quelquefois. Au aéroport à Chicago, je suis rentre dedans quelqu’un, je lui ai dit, « Pardon» en français. C’est amusant pour moi parce que c’était un réflexe. J’ai noté aussi que c’est plus facile à lire en français maintenant que avant le voyage. J’ai lu Le Petit Prince quand je suis rentré chez-moi. C’est remarquable que je n’aie plus besoin d’arrêter tout le temps pour chercher pour plusieurs des mots dans le dictionnaire. Aujourd’hui, je suis chez moi à Gonzales, Louisiane. Je suis très contente d’être avec ma famille et mon chien. Mais la France me manque. Je pense que j’ai appris beaucoup pendant le voyage pour préparer moi-même pour les aventures devant moi. J’ai encore les choses à apprendre.



"Le véritable voyage, ce n'est pas de parcourir le désert ou de franchir de grandes distances sous-marines, c'est de parvenir en un point exceptionnel où la saveur de l'instant baigne tous les contours de la vie intérieure."- Antoine de Saint-Exupéry

03 July 2015

Le Temps est relatif…et éphémère

Maintenant, je suis sur le vol à destination des Etats-Unis. Je suis fatiguée, je suis malade, et je veux dormir dans mon lit. J’ai essayé de regarder un film, mais je suis trop distraite. Je me sens coupable parce que je ne veux pas partir, mais en même temps, je veux partir. C’était un voyage incroyable : j’ai fait du parapente au-dessus des montagnes, j’ai fait du rafting dans les neiges fondues, j’ai fait l’expérience d’une salle de classe de France, j’ai fait des tartes, et j’ai reçu un certificat de la citoyenneté d’honneur à Barcelonnette. J’ai fait des choses que j’avais déjà faites seulement dans mes rêves. Mais ces cinq semaines ne me semblaient que cinq jours.

Au début du voyage, j’ai pensé, « J’ai cinq semaines ici, sans mes amis, sans mes parents, sans ma ville. C’est trop long pour moi ! » Mes amies me manquaient, et mes parents aussi. Quand je suis malade, je téléphone ma mère. Quand j’ai un grand problème, je téléphone mon père. Et quand je besoin un câlin, je vais à mon copain. Cependant, j’essayais d’être heureuse et prête pour des aventures. Après une semaine, j’étais complètement à l’aise à Barcelo ; j’ai trouvé une nouvelle vie. Les jours étaient un mélange, et les semaines semblaient qu’un jour. Mais pour mes parents, ils m’ont dit que chaque jour leur semblait une semaine sans moi.

À la fin de voyage, j’avais hâte de retourner aux Etats-Unis, et j’étais prête de voir ma famille. Mais un jour, quand j’étais en train de marcher au Centre Jean Chaix, j’ai vu les montagnes, j’ai vu les fleurs, j’ai vu les maisons, et j’ai pensée : ça serait peut-être la dernière fois que j’aurais la chance de voir quelque chose comme ça. Et tout à coup, je me suis sentais coupable. J’avais déjà entendu la phrase, « ne considérez rien comme acquis, » mais à ce moment-là, je l’ai comprise.

Maintenant, je veux retourner. Je veux manger des tartes, je veux rendre visite à visiter nos amis français et je veux voir mes élèves mais je ne peux pas le faire. Alors, la seule chose que peux faire maintenant est de rappeler et apprécier mes cinq semaines à Barcelonnette. Je dois garder mes souvenirs et essayer de laisser vivre dans moi un petit morceau de Barcelo. J’ai connu beaucoup de choses à Barcelonnette, comme des mots, des exclamations, et la cuisine française. Mais la chose la plus importante que j’ai appris est de ne jamais laisser les temps vous passer, c’est peut-être la seule chance pour vous de vivre une certaine expérience Pour moi, je crois que je vais retourner à Barcelonnette, et je vais manger des tartes, je vais faire des choses que je n’ai pas fait (Vea Ferrata, du ski, et beaucoup des randonnées) et je vais créer des souvenirs que je ne vais pas les tenir pour acquis. Parce que le temps est relatif, et éphémère.


02 July 2015

Une perspective différente

Pour moi, c’est important de se rencontrer avec les gens de tous les âges parce qu’il me donne une bonne idée de tous les aspects de la culture française. Chaque génération a un vue diffèrent envers du monde et les problèmes globaux. Pendant le programme nous n’avons pas eu beaucoup de temps à parler avec les gens qui ont le même âge de nous ; nous avons rencontré beaucoup de gens qui sont plus âgés que nous et qui offrent beaucoup de perspective à cause des choses qu'ils ont vécus.


Dimanche, Megann, Emma, Von de Leigh et moi, nous sommes allées au Choucas (« le » restaurant de Barcelonnette) pour une fête de la musique. Pendant que nous avons été au Choucas une fille nous est approchée et elle nous est demandée si nous pouvions parler en anglais avec elle parce qu’elle est apprenante anglais. Après nous avons parlé avec elle pour quelques minutes, le reste de son groupe nous ont joint. Nous avons parlé et nous avons comparé les choses différentes entre nos cultures. Bien qu’il y ait beaucoup de différences entre la culture américaine et la culture française, j’ai trouvé que nous ne sommes pas très différents. Tout le monde ne sait pas qu’ils veulent faire avec leurs vies ; tout le monde apprend sur eux-mêmes. Il était intéressant à apprendre que tout le monde est similaire. Nous avons des expériences différentes, des écoles différentes, un pays différent. Nous  avons tous 20 ans, nous grandissons. Il est intéressant à voir des perspectives différentes.